Pourquoi l’orthographe nous rend fous

L’Obs a publié un passionnant dossier sur l’évolution de l’orthographe, dans son édition n° 2676 du 18 février 2016 ; extraits.

C’est un imprimeur, Geoffroy Tory, qui en 1529, propose dans son traité de typographie Champfleury, des caractères d’imprimerie propres à la transcription du français, notnouvel obs1amment les cédilles, les apostrophes, les accents graves et aigus.

Pour caser plus de caractères sur une ligne, les imprimeurs modifièrent l’orthographe pour gagner de la place ou du temps, confirmant ou non l’évolution phonétique : bestia > beste > bête, quatre lettres au lieu de six ! Gagner de la place, simplifier, presque toujours, mais parfois compliquer à plaisir, le fameux ph de nénuphar a été mis là pour faire chic !

En 1836, les –ois et –oit deviennent –ais et –ait (il étoit > il était).

Tout le monde s’est habitué.